C’est l’une des leçons les plus importantes, apprise après de longs moments d’interrogation. L’une des plus dures aussi, et parmi les plus ironiques. Les recruteurs déconseillent (parait-il) de répondre "perfectionniste" à la fameuse question sur nos défauts. A raison, et je m’explique.
La différence entre un chef de projet "à l’heure" et un chef de projet "à la bourre" se trouve parfois sur cette frontière très floue entre "travail bâclé" et "travail fignolé aux p’tits oignons". Ce juste milieu "correct" qui fait qu’on satisfait à la fois son ego et son planning.
Trop bâclé, ça se voit et il faut parfois tout recommencer après parce qu’on a pas vu un point (un champ qui manque dans un formulaire, une personne dans la liste des validations...).
Trop fignolé, ça chamboule le planning et le projet part en sucette. Résultat, on explose le budget et la direction dégaine les emails façon 30 000 volts.
Une des choses les plus importantes, dans ce job, c’est de savoir se faire plaisir juste assez, de remplir le cahier des charges juste assez pour que la machine tourne sans accroc. Inutile de s’épuiser pour une sur-qualité qui, de toute façon, ne sera perçue par personne...
dimanche 20 mai 2007
Leçon 0 : Pourquoi ce blog ?
Bonne question, merci de l’avoir posée. Ah, vous voulez une réponse ? Essayons.
Après quelques années passées dans ma boîte actuelle, je ressens le besoin de partager mes expériences, mes bons moments, et aussi quelques coups de gueule. Les « leçons » seront celle que j’apprends, pas celles que je vous inflige, rassurez-vous.
Je suis chef de projet web (et autres) dans une entreprise de taille moyenne, implantée dans un "bled" en France depuis quelques lustres, au moins. Vous le verrez au fil des billets, cette information a son importance. Dans la blogosphère hype, on dit "IT project manager", mais pas chez nous. Chez nous on dit "le type qui s’occupe des trucs informatiques qui coûtent cher tout le temps" ou encore "quoi mais c’est pas encore fini ?". Hé oui.
Si vous vous reconnaissez dans ces billets ou qu’au contraire vous n’êtes pas-du-tout-d’accord-non-mais-c’est-quoi-ces-anneries, n’hésitez pas à me le faire savoir. Nous sommes tous là pour apprendre les uns des autres !
Après quelques années passées dans ma boîte actuelle, je ressens le besoin de partager mes expériences, mes bons moments, et aussi quelques coups de gueule. Les « leçons » seront celle que j’apprends, pas celles que je vous inflige, rassurez-vous.
Je suis chef de projet web (et autres) dans une entreprise de taille moyenne, implantée dans un "bled" en France depuis quelques lustres, au moins. Vous le verrez au fil des billets, cette information a son importance. Dans la blogosphère hype, on dit "IT project manager", mais pas chez nous. Chez nous on dit "le type qui s’occupe des trucs informatiques qui coûtent cher tout le temps" ou encore "quoi mais c’est pas encore fini ?". Hé oui.
Si vous vous reconnaissez dans ces billets ou qu’au contraire vous n’êtes pas-du-tout-d’accord-non-mais-c’est-quoi-ces-anneries, n’hésitez pas à me le faire savoir. Nous sommes tous là pour apprendre les uns des autres !
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